Quelles ont été les erreurs de mon parcours ?

Dans mon parcours, j’ai fait des erreurs tant au niveau scolaire que dans mes différents investissements. Je vais donc vous conter mon parcours pour en arriver là où je suis aujourd’hui, bien que je ne sois pas à un niveau exceptionnel et encore très loin de mes objectifs. Cela pourra peut-être vous inspirer en fonction de votre parcours.


Mon premier échec a commencé dès la primaire. J’ai été renvoyé de mon école parce que j’avais un très mauvais comportement. Pour mes parents, c’était difficile à gérer, je ne suivais pas du tout en classe, et perturbais la classe.

Puis, en 5e, j’ai redoublé et j’ai également été renvoyé de mon collège, ce qui a été un deuxième échec. En effet, quand tous vos amis passent en classe supérieure et que vous êtes le dernier qui reste en arrière, avec les petits de 6e qui arrivent, c’est assez difficile.

Ce sont des histoires d’enfants, mais on le perçoit tout de même comme un échec.

En 4e, j’ai de nouveau été renvoyé du collège dans lequel j’étais. Là, ça devenait vraiment compliqué pour mes parents, plus aucune école ne voulait de moi à Paris.

 

J’ai donc atterri dans un pensionnat géré par des moines, dans le centre de la France, en Touraine, où j’ai terminé ma scolarité.

Après la seconde, j’ai suivi une filière STG. Ce parcours a été aussi plus ou moins un échec, car dans la tête des gens quand vous suivez un cursus technologique ou professionnel, on vous fait comprendre que vous êtes un paria et que vous finirez caissier ou vendeur. On vous fait croire que votre chemin est tracé et que vous serez le « larbin » de ceux qui sont partis en ES, S, etc. Cela a aussi été dur à encaisser.

J’ai apprécié la Terminale STG qui a été une bonne expérience pour moi, j’y ai eu mes premiers cours de comptabilité et de notions juridiques. Avec le recul, je ne regrette pas du tout d’avoir choisi cette filière, même si je visais plutôt ES au départ.

 

Après le lycée, j’ai intégré l’Ecole Supérieur des Professions Immobilières (ESPI) à Paris. J’ai adoré les cours, parce que j’avais déjà en tête de devenir investisseur. En Terminale, j’avais créé un blog qui s’appelle « Le club des investisseurs » qui est toujours en ligne. C’est sur cette plateforme que j’ai mis en vente, pour la première fois mon e-book, que je vous offre aujourd’hui.

 

Durant mes cinq années à l’ESPI, j’ai commencé à faire de l’alternance en agences immobilières, puis en conseil en immobilier d’entreprises (locations, ventes de bureaux). Puis, je suis entré dans une société de Promotion Immobilière, qui était aussi une foncière.

 

De fil en aiguille, j’ai commencé à investir dans l’immobilier, cette idée me trottait dans la tête depuis un moment et j’avais essayé d’investir plusieurs fois.

La première fois, ce fut quand j’étais dans ma première agence immobilière. J’ai essayé d’acheter une cave à un client, à qui je vendais un appartement. Malheureusement, j’étais vraiment un débutant, car je suis allé demander à ma banque l’autorisation de faire cette opération. C’était surtout ce qu’il ne fallait pas faire. Lorsque la banque voit que vous débutez dans l’investissement immobilier, elle fera tout pour vous décourager et vous dire que c’est impossible.

Ça a donc été une grosse erreur de ma part, car j’aurais pu faire une excellente affaire. C’était une cave vendue 3000 € et j’avais trouvé une laverie qui était prête à me la louer pour du stockage, pour un loyer de 50 € par mois. Je vous laisse faire le calcul, mais 600 € de loyer par an pour une acquisition de 3000 €, ça faisait un fort taux de rentabilité. J’ai loupé l’affaire n’ayant pas d’argent, et je ne pouvais pas compter sur un don de mes grands-parents, ou même de mes parents.


Par la suite, j’ai commencé à m’intéresser à d’autres actifs, des appartements du côté de Rouen, de Limoges. Je me suis pris plein de claques, car les banques refusaient mes dossiers.

Au travail, on me décourageait en me disant que ce n’était pas fait pour moi, que j’étais fou, et qu’il valait mieux que je me concentre sur mon travail. On me conseillait plutôt de chercher à monter dans les échelons de la hiérarchie.

 

Puis le jour où j’ai réalisé mon premier investissement est arrivé, en novembre 2018.

Je me suis lancé sans me former, mais j’ai eu pas mal de chance, parce que je n’ai pas fait d’erreur fatale, qui aurait pu me stopper dans ma carrière d’investisseur. Bien que je me sois bien documenté sur le sujet, je reconnais que j’ai tout de même eu de la chance.


Par la suite, entre novembre 2018 et aujourd’hui, j’ai acheté onze biens immobiliers. Je suis monté en gamme dans les montages d’opérations, j’ai acheté des lots d’appartements, des parkings, etc., et ce jusqu’à ce jour.

 

Concernant les échecs, en France, c’est ce qu’on déteste. Une fois que vous échouez, on vous dit que vous êtes finis. Contrairement aux États-Unis, où vous verrez un entrepreneur se présenter et parler de ses échecs sans gêne. Il justifiera le fait qu’il a réussi, par les faillites qu’il a connues et les enseignements qu’il en a tiré.

En France, c’est différent, on vous fait comprendre qu’après un échec vous êtes fichu et c’est vraiment une mentalité dommageable.

Même l’Education Nationale contribue à casser le moral des jeunes. Lorsque je suis allé en STG, le conseiller d’orientation m’a dit : « Après une filière STG, ne vise pas trop haut, car ce sera compliqué pour toi ». C’est typiquement le genre d’argument qui peut vous briser, si vous n’avez pas un mental d’acier et des exemples autour de vous qui vous montrent que c’est possible de devenir multimillionnaire en partant de zéro, sans avoir fait de grandes études ou autres.


Pour moi, ce sont tous ces échecs qui m’ont permis de me forger un mental d’acier. Quand on veut investir, il faut avoir un mental de sportif. S’inscrire dans une salle de sport, et faire une première séance, c’est bien, mais c’est mieux d’y aller régulièrement même en hiver quand on n’a pas envie.

Le mental d’un investisseur doit être le même, c’est bien de faire une formation d’ailleurs et c’est ce que je recommande, mais si vous voulez performer, il faut aller sur le terrain, au contact des agences, aller faire des offres, négocier des biens…

Vous devez structurer vos pensées de la même manière que lorsque vous faites du sport. Vous ne commencerez pas par soulever 200 kg dès la première séance, de même vous ne commencerez pas par acheter un complexe immobilier de 400 logements. Vous pouvez commencer par l’achat d’un parking, un appartement, puis plusieurs appartements et ensuite un immeuble, etc.


Retenez que c’est possible, même si vous serez sans doute confrontés à des échecs. Sur YouTube, on me dit souvent que je suis un vendeur de rêve, mais ces gens ne sont là que pour casser le moral comme beaucoup d’autres.

Je vous invite donc vivement de faire abstraction de tout cela, et de garder une ligne de conduite et vous y arriverez. La connaissance vous aidera à conforter vos convictions.

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