Le but recherché est la dépense de l’épargne

Avec la crise de la COVID19, l’état a mis en place des plans de relance massifs qui ont permis aux ménages de ne pas voir leur revenu diminuer, pour beaucoup il n’y a pas eu de perte de pouvoir d’achat.

Ce pouvoir d’achat maintenu n’a pas engendré de consommation escomptée et le résultat est une épargne qui dort sur les comptes bancaires. L’état a pour but d’inciter les gens à consommer, la relance économique est en jeu. Dans mon article sur le Yuan digital, je vous expliquais que les aides pouvaient être données avec une date butoir de consommation. Aujourd’hui nous nous retrouvons dans la situation où les gens ne peuvent ou ne veulent pas consommer. L’état qui souhaite la relance économique du pays constate la baisse de la consommation, la hausse de l’épargne ce qui entraine immanquablement une faible croissance. Pour une économie forte, il faut que les ménages consomment, ainsi les entreprises gagnent de l’argent et peuvent investir et embaucher.

Avec la crise sanitaire en cours, l’épargne a explosé pour se retrouver à un niveau record en France comme aux Etats-Unis. Il s’avère que la moitié du surcroît d’épargne est concentré sur les 10% les plus aisés et ces 10% possèdent 50% de l’épargne. A contrario, les 20% les plus modestes n’ont pas d’épargne.

On observe donc une concentration de l’épargne sur les ménages sur les plus riches :

10% les plus riches         =            50% de l’épargne

20% les plus riches         =            70% de l’épargne

20% les plus pauvres     =            0% de l’épargne

L’explication de ce phénomène est très simple, si nous prenons le cas d’une personne qui gagne 1500 euros/mois, elle paye son loyer, sa nourriture, les transports et les loisirs, là il ne reste rien à épargner. Si en revanche nous prenons une personne qui gagne 5 000 euros par mois, après toutes les dépenses récurrentes, il reste de quoi épargner des sommes importantes. Durant la crise sanitaire, ils n’ont pas pu voyager, aller au restaurant, consommer des biens culturels (théâtre, concert…), ainsi l’argent non dépensé a été épargné. Il y a eu un impact sur l’immobilier et sur la bourse : les plus aisés ont investi c’est ainsi que les riches sont plus riches en augmentant leurs investissements. Il en résulte une explosion des inégalités.

Si les Français décident de dépenser 20% du surcroît d’épargne accumulée pendant la crise, cela augmenterait le PIB de 1,7% en 2022. C’est là que l’Etat considère qu’il faut contraindre les gens à dépenser. La clé de la croissance se trouve dans les mains des consommateurs. Le surplus de l’épargne en France en 2020 était de +5,8% et prévisions 2021 +3,3%.

ING indique qu’elle va appliquer un taux négatif de 0,5% sur les sommes au-delà de 250 000 euros, avant ce taux concernait les comptes au-delà de 2 millions d’euros. Cela touche peu de monde évidement.

L’enseigne N26 qui compte 1,6 million de clients, applique depuis le 19 octobre dernier, un taux négatif de 0,5% sur les dépôts au-delà de 50 000 euros.

Il faut savoir que l’argent qui dort en banque coûte de l’argent aux banques. Celles qui en ont trop doivent en déposer une partie à la BCE (banque centrale européenne) qui prélève une commission de 0,5%. Ceci est fait pour encourager les banques à prêter aux ménages et aux entreprises. La situation actuelle freine les emprunteurs.

Quelles solutions pour la relance ?

  1. Le président Joe Biden propose un impôt mondial sur les entreprises
  2. La taxation de l’épargne va se généraliser

Il va y avoir une incitation à investir ou dépenser son argent. Généralement les gens ne connaissent rien aux investissements, ils vont donc avoir tendance à le laisser sur leur compte et seront taxés.

L’impact de l’épargne sur le chômage n’est pas neutre. S’il y a réduction de l’épargne, le chômage sera à 8,7% contre 9,4% si les gens gardent leur argent en banque. Voila pourquoi l’état se dirige vers la taxation de l’épargne, une multitude d’articles de journaux en parlent déjà mais l’état reste muet sur le sujet.

Alors je n’ai qu’un conseil à vous donner, formez-vous et investissez.

 

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